27.6.07

Crise de nerfs

Et pas juste au bord : en plein dedans ! Genre propre, net et précis. Je m'explique…
On s'était trouvé un appart vraiment sympa et plutôt bien situé, bon contact avec la locataire, mais restait la question du proprio…
Premier contact : il nous demande si on bosse. Moi, oui, mais pour un employeur français. Sauf que "sa société" préfèrerait un employeur canadien, c'est plus sûr. Mais on peut trouver un arrangement.
Deuxième contact : avec une enquête de crédit, ça le ferait. Sauf qu'on est français, et qu'on a pas d'historique. Mais on peut trouver un arrangement. Faut juste qu'il en parle à "sa société".
Troisième contact : bon, on doit pouvoir s'arranger, avec un endossement (en gros, une caution solidaire). Sauf qu'on est français, faut voir avec "sa société", blah blah blah… Mais on peut trouver un arrangement.
Quatrième contact : si on peut en plus de l'endossement obtenir des lettres de référence, une lettre de référence québécoise et quelques fiches de paie, on devrait pouvoir s'arranger. À voir avec "sa société"…
Cinquième contact : ben en fait, faut qu'il en parle à "sa société" (et là, je commence à douter de son existence, à ladite société) et de toute façon, il faudra signer une charte spécifiant qu'on ne reçoit personne tard, qu'on n'écoute pas de musique trop fort et qu'on n'aura jamais d'animaux.
Là, honnêtement, j'ai dû faire appel à tout mon sang froid (et il fait 32°) pour ne pas lui dire d'aller se faire aimer par une escouade de trolls en rut.
La chasse à l'appart providentiel est donc réouverte, et le blog certainement fermé jusqu'à ce que ma crise de calcaire soit passée…
Artwork: © Simon Bisley

1 commentaire:

El Canardo a dit…

Tu sais ce qu'il te faudrait ? Un négociateur tel que moi, tu connais ma patience, mon goût des mots, la joie que j'éprouve à arrondir les angles....